Dans les médias

Un passage à Global News

25 février 2024 – Marie Connolly a été interviewée par Sean Previl de Global News afin de commenter une étude de Pew Research Center. Elle a fait un lien avec ses travaux récents sur les écarts de revenus liés à la maternité.


Des études du GRCH informent la couverture médiatique de la grève des enseignants dans La Presse

13 décembre 2023 – Les travaux de Catherine Haeck, directrice scientifique du GRCH, sont mis en valeur dans deux articles de Stéphanie Grammond de La Presse. Le premier, paru le 12 décembre 2023, porte sur les impacts de la grève sur les élèves en difficulté. On y cite entre autres son article avec Simon Larose dans le Canadian Journal of Public Health et son article avec Sylvana Côté et Simon Larose dans Éducation Canada. Le second est un éditorial en partie inspiré des conversations avec Catherine Haeck. Bonne lecture !

Pr. Haeck est également passée en entrevue à RDI où elle dénonçait le fait que le syndicat et le gouvernement ne puissent pas arriver à une entente en « sans prendre les enfants en otage ».

Pour voir l’entrevue de Catherine Haeck à RDI.


Étude de Connolly, Boujija et St-Denis : la mobilité géographique et la mobilité sociale

6 novembre 2023 – Actualités UQAM a récemment publié un article présentant une étude menée par Marie Connolly et Xavier St-Denis, deux chercheurs au GRCH, et Yacine Boujija, professeur à l’INRS. L’objectif de l’étude est d’explorer la relation entre la mobilité géographique et la mobilité socio-économique des jeunes Québécois. Malgré diverses initiatives pour promouvoir l’égalité des chances, la transmission intergénérationnelle du revenu s’est accentuée au Québec depuis la fin du 20e siècle, et ce, surtout pour les jeunes issus de milieux moins favorisés. Les jeunes nés au début des années 1960 dans une famille du premier quintile (le plus bas) de la distribution des revenus avaient 27 % de chances d’être eux-mêmes dans ce quintile à l’âge adulte, alors que cette probabilité atteint 33 % pour ceux qui sont nés au milieu des années 1980. La mobilité sociale semble diminuer encore davantage pour les jeunes ayant grandi dans des familles à faible revenu hors des grandes villes, notamment en région rurale. Les chercheurs constatent toutefois que la migration inter-régionale est associée à des revenus plus élevés pour les jeunes ayant grandi en région, en particulier pour les jeunes nés dans les années 1970 et 1980 et dont les familles se trouvent au bas de la distribution des revenus.

Pour lire l’article d’Actualités UQAM, cliquez ici.

Pour consulter l’étude de Boujija, Connolly et St-Denis, cliquez ici.


Le Devoir | Une panne de l’ascenseur social en région?

29 septembre 2023 – L’étude de Yacine Boujija, Marie Connolly et Xavier St-Denis, présentée dans un rapport CIRANO et un texte dans la Revue PERSPECTIVES, fait l’objet d’un article par Éric Desrosiers dans Le Devoir. Leur rapport, « Mobilité géographique et transmission intergénérationnelle du revenu au Québec », accompagné des courts textes « Monter dans le train et gravir l’échelle sociale. Le rôle de la mobilité géographique dans la lutte contre les inégalités au Québec » et « Take the train and climb the social ladder. The role of geographical mobility in the fight against inequality in Quebec », porte sur la mobilité socioéconomique de près de 1,4 millions de jeunes Québécois nés dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingt. Les auteurs constatent que la détérioration de la mobilité au Québec a été particulièrement prononcée pour les jeunes de milieux ruraux n’ayant pas migré vers les villes.

>Pour lire l’article


« Un recadrage s’impose à propos du PL23 et son institut d’excellence » – Martin Maltais, Hélène Lecavalier, Julien Prud’homme, Catherine Haeck et Frédéric Guay

 » Comme chercheurs, notre tâche auprès des décideurs est de conseiller les élus en faisant état sobrement et avec humilité de l’état des connaissances et de leurs implications, soutiennent les auteurs »

Photo: Getty Images iStockphoto

  1. La création de l’INEE n’affecte aucunement la liberté académique des universitaires.
  2. La création de l’INEE n’affecte aucunement le mandat, les pouvoirs et l’autonomie des Fonds de recherche du Québec (FRQ) qui financent la recherche universitaire
  3. Les chercheurs mettent l’accent sur différents points importants :

  • L’article 4 de la future Loi sur l’INEE exige de l’Institut qu’il « exerce [sa] mission dans le respect des valeurs de rigueur, d’objectivité, de transparence ainsi que de coopération avec les organismes qui peuvent y contribuer »
  • L’article 8 prévoit un conseil d’administration composé d’une présidence distincte de la direction, ainsi que du scientifique en chef, de membres indépendants et du président ou de la présidente du Conseil de l’enseignement supérieur
  • Puis, les articles 11 à 13 prévoient des obligations de transparence et la création d’un comité scientifique distinct

4. La valorisation d’un pluralisme des approches concernant les données probantes et leurs dispositifs

5. Tous les secteurs d’activité professionnalisés comprennent qu’un recours mieux structuré aux résultats scientifiques est une bonne chose.


À lire sur La Presse : Une nécessité pour nos enseignants et nos enfants

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Dans cet article Catherine Haeck et Pierre Fortin détaillent en 5 points les raisons pour lesquelles ils sont favorables à la création d’un Institut national d’excellence en éducation (INEE).

  1. L’INEE aura à sa disposition du personnel compétent qui fera le tri, résumera l’information et la divulguera à l’échelle du Québec. De cette façon, les enseignants auront facilement accès à des informations scientifiques régulièrement mises à jour qui leur permettront de choisir ce qui est pertinent pour leur classe et de l’incorporer à leur pratique professionnelle.
  2. De la même façon que le ministre, Catherine Haeck et Pierre Fortin pensent qu’un système à voie unique en éducation ne peut réussir. Ainsi le rôle de l’INEE sera aussi d’évaluer les vitesses multiples du système actuel.
  3. Des milliers d’observations ont mené à un double résultat : 1. en moyenne, les jeunes du Québec réussissent aussi bien, sinon mieux, que ceux des autres provinces ; et 2. les élèves qui éprouvent le plus de difficulté réussissent aussi bien chez nous qu’ailleurs et même mieux dans certains domaines. L’INEE, nous permettra de mieux comprendre pourquoi, et aller plus loin.
  4. L’INEE pourra mener des expériences à petite échelle, auprès d’enfants, afin de voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas avant d’apporter des changements à grande échelle.
  5. Notre système de valeurs abîme notre système d’éducation en augmentant la pression sur les enfants. On les catégorise trop souvent de manière péjorative dans l’espace public et l’INEE devra être particulièrement attentif à tout ce qui touche leur bien-être.


À lire sur La Presse : Le tabou de l’inégalité scolaire des garçons